L’essentiel
- Un point de vente concentre trois postes lourds derrière un seul compteur : la climatisation par rooftops, l’éclairage de vente et de vitrine, et les portes ouvertes pendant toute l’amplitude commerciale.
- Les magasins de plus de 290 kW sont concernés par le décret BACS depuis le 1er janvier 2025, ceux de plus de 70 kW au 1er janvier 2030 après report.
- Sur 14 magasins équipés, la consommation est passée de 245 à 180 kWh/m²/an, soit –27 %, mesurés selon l’IPMVP sur 18 mois.
Vos enjeux
Typologie de sites. Le parc d’une enseigne n’est jamais homogène : magasins de pied d’immeuble, surfaces de périphérie, cellules en centre commercial. Le chauffage et le rafraîchissement sont assurés par des rooftops ou par des groupes à détente directe, l’entrée par un rideau d’air. L’éclairage représente une part majeure de la consommation électrique, avec des niveaux d’éclairement imposés par la charte d’enseigne. L’amplitude d’ouverture dépasse souvent soixante heures par semaine, et les réserves suivent les mêmes horaires que la vente.
Réglementaire. Le décret BACS (n° 2020-887, modifié par le décret n° 2023-259) impose un système d’automatisation et de contrôle de classe B au sens de la NF EN ISO 52120-1 : depuis le 1er janvier 2025 au-delà de 290 kW, au 1er janvier 2030 au-delà de 70 kW. Le décret tertiaire (n° 2019-771) s’applique dès 1 000 m², avec déclaration OPERAT avant le 30 septembre et objectifs de –40 % en 2030, –50 % en 2040 et –60 % en 2050. Les enseignes de taille significative entrent dans le champ de la CSRD, dont les seuils sont en révision, et du BEGES au-delà de 500 salariés. Les certificats d’économies d’énergie sont mobilisables en 6e période depuis le 1er janvier 2026, la fiche BAT-TH-116 couvrant l’installation d’une GTB.
Contractuel. Le magasin est presque toujours pris à bail, avec, selon la surface, une annexe environnementale qui organise l’échange de données entre bailleur et preneur. En centre commercial, une partie de la consommation transite par les charges communes et n’apparaît sur aucune facture au nom de l’enseigne. Les réseaux mixtes, succursales et franchises, ajoutent une frontière de périmètre qui se tranche avant la consolidation.
Opérationnel. Il n’y a pas de technicien en magasin. Le directeur règle ce qu’il peut atteindre, souvent un thermostat mural, et appelle un mainteneur quand la vente a trop chaud ou trop froid. Le déploiement doit se répéter à l’identique sur des dizaines de sites, sans fermeture.
Les données primaires attendues
| Donnée | Maille | Usage réglementaire ou contractuel | Obstacle fréquent |
|---|---|---|---|
| Électricité du site (courbe de charge) | 10 min à horaire | Décret tertiaire, BACS, CSRD E1, IPMVP | Compteur unique pour la vente, les réserves et l’enseigne |
| Gaz, quand le chauffage n’est pas électrique | Horaire | Décret tertiaire, scope 1 | Contrat au nom du bailleur en centre commercial |
| Sous-comptage de l’éclairage de vente et de vitrine | 15 min | Plan d’action, valorisation CEE | Tableau divisionnaire sans départ dédié |
| Sous-comptage du CVC (rooftops, traitement d’air) | 15 min | IPMVP, détection de dérives | Alimentation des rooftops mutualisée |
| Puissance thermique installée par site | Inventaire | Seuils BACS (70 et 290 kW) | Rooftops ajoutés au fil des extensions |
| Températures de la surface de vente et des réserves | 10 min | BACS classe B (zonage), IPMVP | Sonde unique en caisse, non représentative |
| États de marche et défauts (rooftops, rideau d’air) | Événementiel | BACS (détection de dérives) | Régulateurs fermés selon la marque |
| Consommation refacturée par les charges communes | Mensuel | Périmètre OPERAT et CSRD, bail vert | Relevé annuel global, sans détail |
| Surfaces de vente, de réserve et techniques | Statique | OPERAT, intensité kWh/m² | Surface commerciale confondue avec surface totale |
| Titulaires des contrats et mandats | Statique | Mandat de collecte, consolidation enseigne | Succursales et franchises mélangées |
Ce que le diagnostic regarde
Le diagnostic classe chaque point de vente en A (connectable en l’état), B (connectable en partie) ou C (remplacement nécessaire), à partir de six questions.
- Une supervision est-elle en place ? Rarement : chaque rooftop se régule seul, l’éclairage suit une horloge.
- Des points sont-ils historisés ? Les régulateurs de rooftops conservent parfois quelques jours de données, sans export exploitable.
- Le protocole est-il ouvert ? Les rooftops récents exposent du Modbus ou du BACnet ; les modèles d’entrée de gamme n’offrent qu’un contact sec, relevé par module d’entrées.
- Le zonage réel correspond-il au zonage de régulation ? La vitrine, la caisse et le fond de magasin n’ont ni les mêmes apports solaires ni la même fréquentation, alors qu’un seul thermostat les commande souvent.
- Quels vecteurs et usages sont sous-comptés ? L’éclairage, le CVC et, selon l’activité, le froid commercial.
- Qui est titulaire des contrats et des mandats ? En centre commercial, la réponse impose une démarche auprès du bailleur avant tout travail technique.
Répartition typique : les magasins de périphérie récents, équipés de rooftops communicants, relèvent de A ; les cellules en centre commercial se classent le plus souvent en B, faute de sous-comptage ; C reste l’exception.
Ce que nous avons mesuré
Une enseigne de distribution spécialisée a confié 14 magasins à ESG Efficiency, d’une surface unitaire de 800 à 3 200 m², soit environ 28 000 m². Le déploiement a été mené en 8 mois : GTB en marque blanche raccordée aux rooftops, sous-comptage de l’éclairage et du CVC, sondes d’ambiance en vente et en réserve. L’enseigne a porté l’investissement en direct.
Résultats mesurés selon l’IPMVP (Option B), sur 18 mois :
- consommation de 245 à 180 kWh/m²/an, soit –27 % ;
- 9 sites de plus de 290 kW mis en conformité avec le décret BACS ;
- 360 000 € de certificats d’économies d’énergie valorisés sur le programme ;
- un export mensuel au format attendu par le reporting CSRD du groupe.
La donnée produite est restée la propriété de l’enseigne. Elle alimente la déclaration OPERAT de chaque site, le dossier BACS et le reporting du groupe depuis un même référentiel.
Ce que PoP Data ESG apporte
PoP Data ESG relie les équipements existants, collecte les points utiles, rend la donnée opérante (qualification, comblement documenté des lacunes), la restitue par profil et la rend opposable par scellement eIDAS. Pour un réseau de points de vente, cela se traduit par :
- un référentiel unique par magasin, où la consommation annuelle est séparée par vecteur, sur le bâtiment entier, rapportée à une surface stable, avec l’éclairage et le CVC isolés ;
- une comparaison entre sites qui tient, parce que surfaces, vecteurs et périodes sont définis une fois pour toutes ;
- une restitution par profil : le directeur de magasin voit ses dérives, l’exploitation classe les sites, la direction RSE exporte ses indicateurs ;
- l’export OPERAT, les éléments du dossier BACS et les pièces d’un dossier CEE produits depuis la même donnée ; l’attestation réglementaire et l’instruction du dossier CEE relèvent de tiers ;
- un plan de mesure et vérification IPMVP Option B par site, avec une collecte indépendante de l’IT de l’enseigne.
Nous ne délivrons pas d’attestation de conformité et ne garantissons pas un résultat réglementaire ; nous produisons la donnée qui permet de l’établir.
Pour aller plus loin
- Décret BACS
- Décret tertiaire et plateforme OPERAT
- Certificats d’économies d’énergie
- Directive CSRD
- L’offre PoP Data ESG
- Vos obligations 2030
- Questions fréquentes et contact
Questions fréquentes dans ce secteur
Un magasin est-il soumis au décret BACS ?
Oui dès que la puissance nominale utile cumulée des systèmes de chauffage, de climatisation ou de ventilation dépasse 290 kW (échéance au 1er janvier 2025) ou 70 kW (au 1er janvier 2030, après report). Une surface de vente climatisée par rooftops franchit rapidement ces seuils. L’inventaire des puissances installées situe chaque point de vente par rapport aux échéances.
Comment financer l’équipement d’un parc de magasins ?
Deux voies coexistent. En direct, l’enseigne porte l’investissement et mobilise les certificats d’économies d’énergie, notamment la fiche BAT-TH-116 relative à la GTB. Avec le fonds SOFIAC, le programme est porté par un Contrat de Services Énergétiques en tiers investisseur, hors bilan. La donnée produite est la même dans les deux cas et appartient à l’enseigne.
Nos magasins sont dans des centres commerciaux, la donnée est-elle accessible ?
Oui, mais elle se partage. Le preneur dispose de ses propres compteurs et de ses équipements privatifs, le bailleur détient les données des installations communes. Le diagnostic identifie ce qui relève de chaque partie et les mandats à signer pour reconstituer la consommation du local sur un périmètre stable.
Les franchisés peuvent-ils être intégrés au même reporting ?
Techniquement oui, contractuellement cela dépend du contrat de franchise et du titulaire du contrat d’énergie. Chaque franchisé signe son propre mandat de collecte et reste propriétaire de sa donnée. Le périmètre de consolidation de l’enseigne doit être arrêté avec la direction financière avant la première restitution.